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Quelques champignons de la région de Montillot 1 Pascal Collin, Maison Régionale de l'Environnement de Franche-Comté, Espace Naturel Comtois, 15 rue de l'Industrie 25000 Besançon couriel : cren-fc@wanadoo.fr |
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Les champignons sont des organismes curieux, qui ont des éléments communs à la fois avec le règne végétal et le règne animal. Si bien qu’ils constituent un, voire plusieurs règnes, à part entière. On compte aujourd’hui plus de 120000 espèces dans le monde sans compter les lichens qui constituent un exemple parfait de symbiose (environ 25 000 espèces). Parmi tous ces champignons, seule une infime partie peut être facilement observée grâce aux carpophores qu’ils produisent. C’est cette partie, habituellement constituée d’un pied et d’un chapeau, que nous ramassons pour le plaisir de nos papilles gustatives. Cet organe permet la propagation et la survie de l’espèce. Les spores qui sont produits par la partie fertile du carpophore, qui revêt diverses formes (lamelles, plis, pores, etc.), vont germer pour donner naissance à des filaments qui vivent dans le sol ou le bois. Ces filaments constituent le mycelium. Sous l’action de certains facteurs, en particulier climatiques, ces filaments vont entrer en phase de reproduction. Après fusion des cellules constitutives de deux filaments (notés "plus" et "moins" par les scientifiques, et non pas mâles et femelles !) un nouveau mycelium verra le jour et c’est lui qui produit les carpophores que nous ramassons. Celui-ci a une durée de vie bien supérieure au précédent et la présence de certains ronds de sorcières est attestée depuis plus d’un siècle (Marasme des Oréades, Tricholome de la Saint-Georges).
Mais prudence, un certain nombre d’espèces sont toxiques, voire mortelles. Le respect de quelques règles simples évitera qu’une balade dominicale ne se transforme en une soirée aux urgences :
D’autres règles relèvent simplement du respect : De la nature (ne pas jeter de papiers gras, faire attention aux mégots de cigarettes, faire attention à la faune, en particulier au moment de la reproduction, faire attention à la flore, etc.). Des autres ramasseurs de champignons, qu’ils soient mycophiles ou mycophages (c’est agaçant de trouver des champignons écrasés, sous prétexte que l’individu au bout des chaussures écrabouilleuses n’y connaît rien!). De la propriété privée (divagation des chiens, respect des plantations, fermeture des parcs, etc.) ; une attention particulière devra être portée quant à la présence d’animaux potentiellement dangereux, un taureau irascible court toujours beaucoup plus vite que vous !). Bref, si tous ces conseils ne vous ont pas dissuadé, vous voila paré pour de belles promenades mycologiques. De nombreux renseignements complémentaires pourront être obtenus par la lecture d’ouvrages spécialisés (voir quelques éléments de bibliographie plus loin) et par la fréquentation des sociétés mycologiques qui sont nombreuses en France (http://www.mycofrance.org ). |